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J’avais juste envie d’être heureuse.

Dernière mise à jour : 21 mai

Sophie a 60 ans. Elle vient tout juste de fêter son anniversaire. L’arrivée de cette date a été marquante. Elle a vécu la peur, le passage vers un âge où l’on parle retraite. 58-60 a été une pré-soixantaine : on commence à anticiper l’avenir. Ça fait mal comme le syndrome pré-menstruel mais on est pas encore au sommet des douleurs et des saignements.


Je me rend bien compte que ma métaphore est féminine et met de côté les hommes. Après réflexion, je pense que ce post est peut-être plus une histoire de femme. Car malgré les débats et ouverture sur le genre, aller vers la retraite aujourd’hui parle de personnes qui ont grandi dans une autre époque et aborde le monde différemment. Et en faisant moi-même parti, cela me parait tout à fait naturel.


Donc Sophie, 60 ans fraîchement fêté, vient lors de cette séance avec un coût de gueule :


« Je voulais juste être heureuse. »


Elle a été très vite et très tôt poussée dans les études comme s’il n’y avait que ça pour gagner de l’argent. Car c’est bien le seul message finalement qu’elle retient : « il faut faire des études pour gagner de l’argent et vivre. » Les loisirs, les plaisirs, les sentiments, la chaleur humaine, l’intimité, le partage, n’étaient pas au programme de son enfance, ni adolescence.


Elle est donc entrée dans un moule. 1ere de classe en primaire. Un parcours très moyen jusqu’à un diplôme d’avocat. Elle exerce sa profession comme elle peut à l’identique de ses études. Son intelligence lui permet d’avancer « coûte que coûte ». On est bien dans une histoire d’argent.


Mais elle est malheureuse au fond d’elle. Elle ne s’épanouie pas. Elle a développer très tôt un sentiment profond de « à quoi bon » avec de l’angoisse et de l’anxiété allant jusqu’au crise de panique (spasmophilie) vers la vingtaine.


Un mariage, et des enfants qui font son bonheur.


Sa conception de la vie était d’être auprès de ses enfants jusqu’à les déscolarisés pour leur ouvrir l’esprit et le cœur à quelque chose de plus grand que nous propose la société occidentale basée sur l’argent.


Mais elle a choisi quelqu’un qui répondait exactement aux préceptes éducatifs. Elle s’est éloignée naturellement de ses envies, de ce qui l’animait.


Aujourd’hui à 60ans, les enfants sont grands. Elle a fait du mieux qu’elle a pu en jonglant entre les dictats et ce qu’elle voulait leur transmettre : de l’amour, de la présence, du lien, du partage, de l’intime, de la confiance et de la liberté d’esprit avec beaucoup d’humanisme.


Maintenant elle pense à elle. Enfin !

Elle comprend très clairement pourquoi les nouvelles générations n’ont pas envie d’attendre la retraite pour vivre.


« Je suis l’exemple parfait pour passer sa vie à côté de ses pompes, à s’en rendre malade. »


Alors aujourd’hui, forcément, elle veut remettre tout en question pour pouvoir être heureuse tant qu’elle est en bonne santé.


Ce matin, Sophie est perdue.


« Être heureuse ! Se faire plaisir , c’est bien gentil tout ça : mais je ne sais pas comment faire ! »


Tant d’années à ne pas s’écouter. Et puis vient à nouveau : cette peur de l’argent. Faire pour gagner et vivre. Bien sûr. Arrêter de survivre.


Alors aujourd’hui elle en a marre de se remettre en question. Et je la comprends. Elle a fait ça toute sa vie pour correspondre et « s’en sortir » émotionnellement et psychiquement.


Elle veut juste « Être ».

Être là.

Être bien.

Être encore avec elle-même.

Être enfin heureuse !


Cela n’enlèvera pas les difficultés de la vie.

Elle veut se reconnecter à sa légèreté, sa spontanéité et ne plus continuer à se faire subir ce que l’on attendait d’elle.


Un nouvel accompagnement commence alors.

Et je lui dis :


« Regardons alors l’avenir ensemble dans la joie et la légèreté de vous rendre heureuse loin des questionnements et des remises en question. »


Aujourd’hui nous cheminons ensemble vers une retraite heureuse et pleine de projets à son image.


Il n’y a pas d’âge pour poser ses valises et prendre un nouveau départ.


NDLR : les personnes, lieux, métier, et toutes informations susceptibles de reconnaître ma cliente ont été modifiés. Par conséquent, toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.

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